Comment une marque obtient-elle une certification végane ?

Une marque qui souhaite faire certifier ses produits doit d’abord identifier les exigences du programme choisi. La procédure dépend de l’organisme, du type de produit et du référentiel applicable. Il n’existe donc pas une seule démarche universelle pour toutes les certifications véganes. Certaines étapes reviennent néanmoins fréquemment : définition du périmètre, collecte des documents, évaluation de la composition et décision de certification.

Définir les produits concernés

La première étape consiste à déterminer quels produits doivent être évalués. Une entreprise peut commercialiser plusieurs gammes dont les formulations, les matières premières et les procédés de fabrication diffèrent.

Il est important de fournir des informations précises sur chaque référence : composition, fournisseur des ingrédients, documentation technique et étiquetage prévu. Une certification concernant un produit ne doit pas être automatiquement étendue à toute la gamme de la marque.

La portée de la certification doit être clairement définie dès le début de la procédure.

Examiner les ingrédients et les matières premières

L’organisme peut demander la liste des ingrédients et des documents permettant d’en vérifier l’origine. Selon le référentiel, l’évaluation peut également porter sur les auxiliaires technologiques, les composants secondaires ou certains procédés de fabrication.

Les entreprises doivent pouvoir expliquer la composition de leurs produits et obtenir les informations nécessaires auprès de leurs fournisseurs. Cette traçabilité est importante lorsque le nom d’une substance ne permet pas de déterminer son origine.

Pour les textiles et les accessoires, l’examen peut porter sur les matières principales et, selon les critères applicables, sur certains composants tels que les adhésifs ou les finitions.

Évaluer les méthodes de fabrication

Les procédures de contrôle varient selon les organismes. Elles peuvent inclure une analyse documentaire, des échanges avec l’entreprise et, lorsque le programme le prévoit, des audits ou des inspections.

Il est important de ne pas présumer qu’une même méthode s’applique à tous les labels. Le référentiel officiel indique les éléments examinés et les modalités d’évaluation.

L’entreprise peut être amenée à fournir des informations supplémentaires si certains ingrédients ou procédés restent incertains.

Corriger les éventuelles non-conformités

Si l’évaluation identifie un ingrédient incompatible avec les critères, la marque peut devoir modifier la formulation ou remplacer un fournisseur. Des documents complémentaires peuvent également être nécessaires pour clarifier une origine ou une méthode de production.

Une certification ne doit pas être considérée comme acquise avant la décision de l’organisme. L’entreprise doit suivre la procédure prévue et obtenir une confirmation formelle avant d’utiliser le logo concerné.

Obtenir le droit d’utiliser le label

Lorsqu’un produit satisfait aux exigences, l’organisme peut délivrer une certification ou une autorisation d’utilisation de son logo selon les modalités de son programme.

La marque doit ensuite respecter les règles applicables à l’affichage du label. Cela peut concerner la présentation graphique, les supports de communication et la référence exacte des produits autorisés.

Il faut également vérifier les conditions de validité, les éventuels renouvellements et les obligations liées aux changements de formulation.

Pourquoi la transparence est-elle importante ?

Une certification crédible repose sur des critères compréhensibles et des informations suffisamment précises pour permettre une évaluation. Les entreprises ont intérêt à conserver une documentation organisée et à mettre à jour leurs dossiers lorsque leurs produits changent.

Pour les consommateurs, comprendre les grandes étapes d’une certification aide à interpréter correctement les logos. Le fait qu’une marque annonce une démarche en cours ne signifie pas qu’un produit est déjà certifié.

La vérification doit toujours s’appuyer sur les informations officielles de l’organisme concerné.